Panneaux à vendre devant des propriétés résidentielles à Montréal illustrant l'équilibre entre marché vendeur et acheteur en 2026

Marché vendeur ou marché acheteur à Montréal: comment le savoir

July 24, 2026

« On est en marché vendeur ou en marché acheteur? » C'est la question que tout le monde pose, souvent juste après avoir donné sa propre réponse. La vérité, c'est qu'on n'a pas à deviner: quelques indicateurs simples donnent le portrait, et ils sont publics.

Voici comment savoir si Montréal est en marché vendeur ou en marché acheteur en 2026.

Quelle est la différence entre un marché vendeur et un marché acheteur?

Une question de rapport de force. En marché vendeur, la demande dépasse l'offre: les prix montent, les délais raccourcissent, les offres multiples se multiplient. En marché acheteur, c'est l'inverse: l'offre abonde, les acheteurs négocient, les propriétés restent plus longtemps sur le marché. Entre les deux, on parle de marché équilibré.

Aucun de ces états n'est bon ou mauvais en soi. Il indique simplement qui, du vendeur ou de l'acheteur, a le vent dans le dos.

Quels indicateurs regarder pour trancher?

Quatre signaux, faciles à suivre:

  • Les mois d'inventaire. Le temps qu'il faudrait pour écouler toutes les propriétés à vendre au rythme actuel des ventes. Les courtiers utilisent souvent un repère autour de 4 à 6 mois: en dessous, l'avantage va aux vendeurs; au-dessus, aux acheteurs. Ce seuil est une convention de l'industrie, pas une norme officielle.
  • Le rapport ventes/inscriptions. Beaucoup de ventes pour peu de nouvelles inscriptions penche vers un marché vendeur, et l'inverse vers un marché acheteur.
  • Le délai de vente. Court (autour de 30 jours) pointe vers un marché vendeur; long (60 jours et plus) vers un marché acheteur.
  • Le ratio prix vendu / prix demandé. Au-dessus de 100 %, on est en surenchère, signe d'un marché vendeur.

Montréal est-il en marché vendeur ou acheteur en 2026?

Il se rééquilibre, sans être franchement l'un ou l'autre. En juin 2026, la région de Montréal a enregistré 4 012 ventes, en baisse de 8 % sur un an, pendant que l'offre grimpait à 20 894 propriétés à vendre, en hausse de 17 % et en progression pour un onzième mois consécutif (APCIQ).

Plus d'offre et moins de ventes: le rapport de force se détend en faveur des acheteurs. Mais deux signaux freinent l'emballement: les délais de vente restent courts (32 jours pour l'unifamiliale, 48 pour le condo) et les prix médians continuent de monter modestement (APCIQ, juin 2026). On n'est donc pas dans un marché d'acheteurs franc.

Rapporté grossièrement, cet inventaire représente autour de cinq mois de ventes, un calcul indicatif qui situe Montréal près de la zone d'équilibre.

Le marché est-il le même partout à Montréal?

Non, et c'est le piège classique. Le marché est hyperlocal: une ville peut être « vendeur » pendant qu'un de ses quartiers déborde d'inventaire. En 2026, l'unifamiliale rare tient mieux que la copropriété abondante, et certains secteurs se détendent plus vite que d'autres.

C'est pourquoi une moyenne régionale ne remplace jamais l'analyse de votre secteur précis. Voyez le marché immobilier à Montréal en 2026 et les tendances à surveiller à Montréal en 2026 pour le détail.

Comment adapter votre stratégie selon le marché?

Comme vendeur en marché qui se détend, le prix de départ devient votre principal levier: un prix juste attire pendant que l'acheteur a le choix. Voyez comment fixer le bon prix à Montréal.

Comme acheteur, plus d'inventaire veut dire plus de marge de négociation et moins de pression à surenchérir. Prenez le temps de comparer avant de vous décider, et commencez par les étapes pour acheter une maison au Québec.

FAQ

Comment savoir rapidement dans quel marché on est? Regardez l'offre et les délais. Quand les inscriptions montent et que les propriétés restent plus longtemps sur le marché, le rapport de force glisse vers l'acheteur. Quand l'offre est rare et que tout part vite, il penche vers le vendeur.

Les seuils de 4 à 6 mois d'inventaire sont-ils officiels? Non. Ce sont des repères couramment utilisés dans le courtage, pas une définition officielle de l'APCIQ. Ils restent utiles pour interpréter la tension entre l'offre et la demande.

Peut-on être en marché vendeur pour un type de propriété et acheteur pour un autre? Oui, et c'est exactement le cas à Montréal en 2026. L'unifamiliale rare reste favorable aux vendeurs, tandis que la copropriété abondante donne plus de marge aux acheteurs.

Prochaine étape

Savoir si on est en marché vendeur ou acheteur, ce n'est pas une opinion: c'est une lecture d'indicateurs, appliquée à votre secteur précis. En 2026, Montréal se rééquilibre, mais le portrait change d'un quartier et d'un type de propriété à l'autre.

Si vous voulez situer votre projet dans le marché actuel, on peut en discuter.

Samuel Lamarre

Samuel Lamarre

En tant que spécialiste du courtage immobilier depuis 2020, Samuel Lamarre dirige les opérations du Groupe Lamarre, une équipe experte en immobilier résidentiel et commercial. Il aide à superviser une équipe de plus de 40 courtiers, soutenue par un réseau de professionnels dans les domaines financier, hypothécaire, construction, notarial et juridique, pour offrir à ses clients un service de qualité supérieure à chaque étape de leurs transactions. Toujours en quête d'amélioration, Samuel participe régulièrement à des conférences sur le développement immobilier aux côtés des figures les plus influentes du secteur, telles que Ryan Serhant, 10X, Multifamily Conference, et bien d'autres. Grâce à cette volonté constante de perfectionnement et à sa connaissance des tendances du marché, il élabore des stratégies personnalisées qui maximisent les opportunités immobilières à Montréal. Son approche collaborative et orientée vers les résultats lui permet de fournir une valeur ajoutée à ses clients et partenaires, tout en restant à l'avant-garde des évolutions du secteur.

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